21 juillet : PAU
Nostalgie... Manque juste le bruit des cigales...

Nous sommes négatifs (Covidement parlant), pas de quarantaine en perspective... Fini la Crète.
Enfin pas tout à fait, nous profitons d'être à AGIOS NICHOLAOS pour petit déjeuner dans le mini port intérieur de la ville et pour faire quelques achats.

Mais il ne nous tarde qu'une chose : retrouver notre petit studio à MILATOS, tellement calme et reposant, pour un dernier plouf et terminer la logistique pour tout caser dans les sacs à dos....
Et puis les mouettes sont très bizarre ici....

Notre vol ayant été avancé à 20h40 au lieu de 23h30, les dernières heures seront précieuses. Il nous reste 5h pour flâner.
Notre dernière plage

Notre studio, chez Katerina, qui avant de partir nous offre 1 litre d'huile d'olive de sa propre production, 100% Bio.

La vue

On se cale sur la plage de galets. Le fait d'aller manger dans la taverne attenante nous donne droit au parasol et à des transats, top confort pour nos fondements !

On est zen....

Il est 16h quand nous prenons notre dernier repas là haut (en Crète, on mange à toute heure, et pour si peu).

Puis le chant des cigales fait place au ronron des réacteurs, la boucle est bouclée...
Heureusement que la validité du test est passé de 48h à 24h, on se sent plus en sécurité.... Devant nous :

Derrière nous :

Voilà, ici s'achèvent ces fabuleuses vacances où la déconnection à été totale. Il est fort probable que nous y revenions pour contrôler l'évolution de la croissance des olives...
Maintenant, la première question qui nous vient à l'esprit : on fait quoi ce week-end ?? Sûrement un gros chantier : repeindre toute la maison en blanc et bleu.
Allez ZOU ! On rentre !

JORIGODIS & PAYÈSKRIS
Petit pincement au cœur en quittant KATO HORIO...
D'autant plus que nous avons Rdv à AGIOS NICHALAOS pour déplacer notre rdv initial de test covid, puisque les autorités ont décidé de réduire la durée de validité. Pffff....
Après un bon petit déjeuner, c'est sur le plateau de Lassithi que nous passons la journée.
Ce qu'il y a de bien en Crète, c'est qu'on peut varier les plaisirs (touristiques bien sûr), hier en pleine mer, aujourd'hui à 900 m d'altitude !
Ce plateau est le grenier de la Crète, la terre y est fertile, et chose extraordinaire, on trouve des éoliennes qui fonctionnent encore !
La preuve dans l'immense potager de Dimitris, 81 ans, qui nous en fait la démonstration. Grâce à Google Traduction, on peut communiquer un peu. Il nous invite à nous asseoir avec lui sous son noyer. On l'a trouvé là, comme s'il regardait pousser ses légumes.
Il nous offre 2 concombres que nous grignotons au pique nique.
Au risque de nous répéter, nous prenons plaisir à crapahuter dans les ruelles de ces nombreux villages. Les gens nous parlent, nous demandent toujours d'où on vient, si on aime leur village, la Crète, ils nous reconduisent sur le bon chemin quand on arrive dans une impasse. On est sûrs qu'ici, l'animateur de "j'irai dormir chez vous" n'aurait aucun souci pour trouver le gîte et le couvert, les sourires en prime !
Avant de replonger vers la mer, nous passons un col où se trouvent d'anciens moulins à vent, certains tombent en ruine hélas.
Puis nous rejoignons notre petit studio en bord de mer, chez Katerina. C'est calme, dans une petite enclave tranquille, des tavernes tenues par des familles du village nous attendent, histoire de nous sentir encore un peu chez nous...


Aujourd'hui nous nous laissons porter par les flots de la mer de Lybie, sur le caïque de Kosta, pour nous rendre sur l'île de Chrissi (l'île dorée), qui se situe à 12 km D'IERAPETRA.
Elle fait 5 km de long sur 1 de large, personne n'y vit, seuls quelques perdrix et lièvres, parmi des cèdres du Liban dont les troncs tordus sont polis par les éléments.
La couleur de l'eau est due à la présence d'un sable très clair (doré, d' où son nom) et de coquillages roses qui autrefois servaient à la teinture des vêtements. Certains rochers sont composés de coquillages fossilisés, impossible de les décrocher, ils sont soudés les uns aux autres.
La maman de Kosta à préparé des mezzes délicieux : feuilles de vignes, fleurs de courgettes, beignets de fêta, beignets d'épinards, seiche à l'encre, gambas, dorade, fromage frais, escargots,.... Que nous avons dégustés dans l'eau.
Y'a pas photo, c'est magique....
Enfin, si, y'a photos !

Après un excellent petit déjeuner sur la plage, avec ce fameux yaourt grec entre autre, nous quittons notre petit studio pour revenir à KATO HORIO, chez Ilias, car demain une sortie bateau au départ d'Ierapetra est au programme.
Nous repassons par Xerocambos pour nous y baigner une dernière fois. L'eau n'a pas changé...
Nous rentrons par Goudouras, toujours de fameuses routes, traversant des gorges, des vues plongeantes sur la mer, des petites plaines brûlées par le soleil. C'est beau mais la nature est hostile : la roche est coupante et la végétation n'est que ronces et buissons piquants. Par contre, du thym à foison, quelques touffes sont encore en fleur, on a très envie de venir voir ce coin au mois de mai...
On termine la journée par la visite D'IERAPETRA, son joli petit port et ses vieilles ruelles où les gens commencent à sortir leur chaise pour papoter entre eux sur le pas de leur porte. Les uns refont le monde, les grands houspillent les petits, les enfants s'amusent....
Ce soir, repas sur la petite place de Kato Horio avec Carine et Ilias. Nous mangeons le poisson péché aujourd'hui par le patron, ce qu'il nous avait promis il y a 2 jours. On passe un excellent moment, Ilias est intarrissable, c'est un puits de science, on en profite pour lui poser toutes les questions sur la Crète restées sans réponse jusque là.
La place s'anime très vite, il y a même un vendeur chinois qui fait le tour des tables pour vendre ses babioles !

Être réveillé par le chant des cigales, ça va nous manquer... C'est décidé, en rentrant, on change la sonnerie de notre réveil !
Nous voici repartis vers le côté nord-est de l'île.
Paysages montagneux, beaucoup de gorges, des champs d'oliviers tirés au cordeau, des petits villages accrochés à la montagne.
Comme très souvent, le cimetière n'est pas attenant à l'église.
Arrivons à la palmeraie et plage de VAÏ, qu'on appelle aussi la plage des 1000 palmiers. Un petit air de Caraïbes.
Par chance on arrive avant tout le monde.
On prend notre petit air tout doux pour demander à une personne du staff si on peut, sans entrer sur le parking, juste aller prendre quelques photos parce que si elle s'énerve...
car ici, pour la première fois de notre séjour, le parking est payant. La plage sera vite bondée, les transats pris d'assaut, bref, pas trop dans nos goûts. L'avantage de partir tôt le matin pour voir ces sites dans le calme.
ITANOS, où les fouilles archéologiques se poursuivent : mise à jour d'une nécropole du 4ème siècle avant JC (avant Joëlle et Christian). Les jeunes sont à pied d'œuvre.
A une poignée de kilomètres, on arrive sur la pointe où se trouve une zone militaire. La route, une crique à gauche, une autre à droite.... A gauche c'est plus venté et surtout plus sale. Pour la 1ère fois, l'eau apporte son lot de déchets.
On choisira la droite pour un plouf rapide avant de repartir.
Visite du monastère de TOPLOU.
Notre route repart vers l'intérieur des terres, traversons les villages de SITANOS et KARIDI, dont tout une partie est à l'abandon. Certaines portes nous laissent entrevoir des scènes d'abandon... Les anciens décèdent, les murs avec. Tout s'effondre mais les églises sont toujours debout et en parfait état.
Scène d'un autre temps et pourtant, quelqu'un vit bien là...
Les krikris ne sont pas farouches...
La route du retour est magique.
En fin d'après-midi, on se pose sur la plage de KATO ZAKROS, et assistons au ballet des pêcheurs qui récupèrent et nettoient le poisson destinés aux tavernes, les uns sur la berge, les autres sur leur bateau après avoir baissé le rideau pour les protéger du soleil !

Départ ce matin de la maison, on garde les clefs car on y reviendra pour 2 nuits encore.
Le matin, nous traversons la partie sud est, aride et rurale. Il subsiste les restes de quelques moulins à vent de l'époque.
Visite de VOILA, ruines de l'époque vénitienne, puis du village de ZIROS.
Dès que les visites sont terminées, descente vertigineuse à XEROCAMBOS, site d'une beauté incroyable, très très peu de monde sur place.
C'est tellement beau qu'étant donné que la lumière n'est pas bonne, en fin de journée nous remontons pour redescendre et admirer le spectacle !
Les krikiris sont chez elles.
Nous trouvons Notre crique privée (pique nique / lecture / baignade).
Notre crique en face du seul arbre.
Puis nous allons tester la plage de sable qui se trouve juste à côté, c'est une piscine géante, l'eau est translucide, couleur Caraïbes.
Cricri s'éclate !

Les calories sont très vite dépensées !

On remarque depuis le début de notre séjour que non seulement l'eau est propre mais les plages et les rivages également. Ça fait plaisir. On trouve bien sûr quelques détritus, mais ce n'est pas là mer qui les rejette.
En fin de journée, nous nous posons dans le studio d'Espérance, face à la magnifique petite baie de KATO ZAKROS.
Nous finissons la journée par un repas sur la plage, avec le bruit des vaguelettes, et une table composée de quelques sauces offertes par la maison et tarama / feuilles de vignes / Sardines frites / anchois frites et les fruits offerts.


Après notre petit déjeuner sur notre terrasse à l'ombre des citronniers, direction la côte nord.
Mochlos pour commencer, qui fait face à une minuscule île où se trouvent des ruines de l'époque Minoenne, et où s'activent une dizaine d'archéologues.
Est ce prémonitoire ? Mon panneau est déjà en place !

Nous traversons Kritsa pour faire une halte à kroustas, le village des centenaires. Belle surprise ! Village étonnamment authentique, très propre et bien entretenu. Pas de ruines comme on a pu voir jusque là.
Quand on s'est retrouvés au bar pour un café frappé, on avait tous les deux l'envie de revenir en soirée, quand la fraîcheur les fera sortir de leurs petites maisons de pierres, même si on a pu croiser quelques personnages.
Arrêt à l'une des plus belles églises de Crète (13ème siècle), toute simple et bardée de fresques anciennes.
Quelques pas sur le port aux bateaux colorés d'Elounda face à l'île Spinalonga, l'île des lépreux.
On file derrière Plaka et ses horribles constructions qui gâchent le flanc de la montagne, c'est affligeant..., on passe une crête où se trouvent d'anciennes éoliennes de plus de 200 ans, pour se retrouver dans un paysage digne de Pagnol : des oliviers (bien sûr), des murets en pierre, des petites maisons par-ci, par-là, les cigales, le tout sur la côte déchirée et sauvage. Pas de sable donc pas de touristes ! Un petit air de bout du monde ici.
Du tzatziki et une dorade grillée plus tard (comme hier, on nous fait rentrer en cuisine pour choisir ce qu'on veut manger !), arrêt sur une crique avant de prendre la route du retour.
Ce soir nous allons manger à Vaina, un minuscule village à 3 km de KATO HORIO. Nous demandons à boire, on nous apporte un nombre incroyable de mezzes.

Puis il faut passer commande pour manger..... On choisi de l'agneau grillé, un plat pour deux parce qu'on est déjà rassasié. Il y en a pour 4. Sans compter que lorsqu'on demande l'addition, on nous offre pastèque et dessert. Demain, va falloir nager encore plus.!


Aujourd'hui, nous contournons la montagne Dikti pour nous rendre sur les hauteurs, à Orino pour commencer, puis Stravochori, Agios Stefano, Chrisopigi et Pefki.
La petite route qui se transforme en piste est vertigineuse et peu fréquentée : la preuve...
On traverse un paysage de rocaille et une forêt de pins dont la forme est la preuve que le vent souffle fort ici. Mais l'air est plus respirable, une certaine paix et douceur de vivre règnent ici.
Sensation d'être dans un western, le vent souffle, les portes grincent, quelqu'un va surgir de nulle part, mais non, ce sont juste les nombreuses maisons abandonnées qui se manifestent. Si on arrive à passer la tête par une fenêtre, on a l'impression que la vie s'est arrêtée brusquement.

Quelques vues des ruelles de ces villages...
Pour voir les habitants, il faut se rendre sur la place du village qui commence à s'animer en fin de matinée, et on vit avec eux. On prend plaisir à les voir discuter, faire leurs achats au 4x4 ravitailleur de fruits, ils sont tout sourire.
Pefki commence à être sérieusement et magnifiquement retapé par des étrangers. Dans quelques années, c'est sûr que ce sera beaucoup plus vivant.
Fin de la boucle sur la route côtière. Monastère Kapsa, à l'entrée des Gorges Pervolakia, face à la mer.
Après une salade grecque et des beignets de courgettes, plouf à Kalo Nero, crique sauvage où nous sommes seuls, avec un petit abri en bois à notre disposition.
Puis un couple d'environ 80 ans arrive, surpris de nous trouver là, c'est leur coin favori loin de la foule qui se masse ailleurs.
Ils nous offrent du raisin de leur maison, et blaguons un peu car monsieur parle anglais !
Des 7h30, nous quittons Tsoutsouros pour rejoindre Myrtos par la route côtière (+ piste sur quelques kms).
Très mignon village, un peu trop colonisé par les touristes à notre goût ! D'ailleurs, nous prenons notre "petit" déjeuner dans l'une des nombreuses ruelles ombragées.

A côté de nous, un couple italien, lui le bronzage bien avancé, sa chemise plus blanche que blanche, ses Ray-bans, et une voix à faire pâlir de jalousie Barry White. Elle et sa robe longue Prada, son rouge à lèvres, ses lunettes de soleil Dolce Gabana (on est à l'ombre), ses ongles peints et son petit chouchou léopard.... On se croirait dans un épidose de "la croisière s'amuse". Et nous à côté, le cheveu en bataille, nos sacs à dos, tongues prêtes à rendre l'âme, les jambes rayées par nos escapades dans la nature et les mollets griffés par les rochers.... Nous aussi on porte des marques qui finissent en A : Quetshua, Tissaia.... Non mais...
Comme d'hab, visite du village avant d'aller squatter des transats sur la plage et se la couler douce avant de rejoindre KATO HORIO, où nous élirons domicile pour 3 nuits.
C'est Carine qui nous accueille, française vivant ici depuis 6 ans. Elle nous fait visiter la maison entièrement retapée par son propriétaire, Ilias. C'est très beau !
On se retrouve tous les quatre ce soir pour aller manger sur la place du village avec Kosta (avec qui nous avons pris Rdv pour aller sur l'île de Chrissi à bord de son caïque). On passe un excellent moment avec eux, sur la place du village, vide à 18h et devenue très animée. Les cigales chantent encore à 23h, on se régale des mezzes, ambiance 100% crétoise, on est bien....
